La ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi Christine Lagarde a déclaré vendredi sur RMC qu'elle "serait très étonnée qu'on arrive à un travail tous les dimanches", imaginant plutôt "un système de facilités" pour l'ouverture des commerces.
La ministre de l'Economie Christine Lagarde, le 5 juillet 2007.
AFP
PARIS, 20 juillet (AFP) - "Je ne veux pas préjuger", a-t-elle dit en indiquant qu'elle allait "en premier lieu consulter, écouter toute les parties prenantes" avec Luc Chatel, le secrétaire d'Etat au Tourisme et à la Consommation.
"Je serais très étonnée qu'on arrive à un travail tous les dimanches, je ne pense pas que ce soit jamais un jour comme les autres", a-t-elle dit, en évoquant "un système de facilités" dans le commerce à raison notamment d'un dimanche ouvert sur deux, ou un dimanche par mois etc., selon les endroits.
"Il y a la nécessité de préserver un équilibre dans le commerce car on ne peut pas privilégier les grandes surfaces de périphérie sur les petits commerces", a-t-elle dit, car ces derniers ont une "fonction d'animation" des centres-villes.
"Il n'y a rien d'impossible, des solutions sont possibles à condition de bien comprendre les intérêts de chacun", a-t-elle ajouté, en évoquant notamment l'intérêt des salariés en matière de temps de travail et l'intérêt des centres-villes qui doivent pouvoir "continuer à vivre".
Selon elle, en allongeant la période pendant laquelle les gens consomment, cela augmente la consommation. Ainsi, "en ce moment, je ne peux pas aller dans les magasins car je suis toujours en train de travailler".
Concernant la rémunération du travail dominical, "si le salarié travaille plus que le travail légal", cela devrait entrer, selon elle, dans le champ de la législation sur les heures supplémentaires tout juste votée au Parlement.
Pour les salariés, "le texte devra préciser que c'est seulement sur la base du volontariat", a-t-elle dit, en ajoutant que de ce point de vue, "à son avis, le dimanche n'est pas un jour comme les autres" et le salarié doit pouvoir dire non à son employeur.
Interrogée sur le problème des salariés obligés de travailler le dimanche car ils sont à temps partiel et ne gagnent pas assez les autres jours de la semaine, Mme Lagarde n'a pas directement répondu: "Le temps partiel, c'est une série d'autres problèmes. Si les entreprises proposent des temps partiels, c'est qu'elles ne sont pas en mesure de proposer des temps pleins".
Le président de la République Nicolas Sarkozy a chargé Christine Lagarde de travailler sur "l'autorisation du travail le dimanche pour les salariés volontaires", dans sa lettre de mission rendue publique le 20 juillet.
La ministre de l'Economie Christine Lagarde, le 5 juillet 2007.
AFP
PARIS, 20 juillet (AFP) - "Je ne veux pas préjuger", a-t-elle dit en indiquant qu'elle allait "en premier lieu consulter, écouter toute les parties prenantes" avec Luc Chatel, le secrétaire d'Etat au Tourisme et à la Consommation.
"Je serais très étonnée qu'on arrive à un travail tous les dimanches, je ne pense pas que ce soit jamais un jour comme les autres", a-t-elle dit, en évoquant "un système de facilités" dans le commerce à raison notamment d'un dimanche ouvert sur deux, ou un dimanche par mois etc., selon les endroits.
"Il y a la nécessité de préserver un équilibre dans le commerce car on ne peut pas privilégier les grandes surfaces de périphérie sur les petits commerces", a-t-elle dit, car ces derniers ont une "fonction d'animation" des centres-villes.
"Il n'y a rien d'impossible, des solutions sont possibles à condition de bien comprendre les intérêts de chacun", a-t-elle ajouté, en évoquant notamment l'intérêt des salariés en matière de temps de travail et l'intérêt des centres-villes qui doivent pouvoir "continuer à vivre".
Selon elle, en allongeant la période pendant laquelle les gens consomment, cela augmente la consommation. Ainsi, "en ce moment, je ne peux pas aller dans les magasins car je suis toujours en train de travailler".
Concernant la rémunération du travail dominical, "si le salarié travaille plus que le travail légal", cela devrait entrer, selon elle, dans le champ de la législation sur les heures supplémentaires tout juste votée au Parlement.
Pour les salariés, "le texte devra préciser que c'est seulement sur la base du volontariat", a-t-elle dit, en ajoutant que de ce point de vue, "à son avis, le dimanche n'est pas un jour comme les autres" et le salarié doit pouvoir dire non à son employeur.
Interrogée sur le problème des salariés obligés de travailler le dimanche car ils sont à temps partiel et ne gagnent pas assez les autres jours de la semaine, Mme Lagarde n'a pas directement répondu: "Le temps partiel, c'est une série d'autres problèmes. Si les entreprises proposent des temps partiels, c'est qu'elles ne sont pas en mesure de proposer des temps pleins".
Le président de la République Nicolas Sarkozy a chargé Christine Lagarde de travailler sur "l'autorisation du travail le dimanche pour les salariés volontaires", dans sa lettre de mission rendue publique le 20 juillet.

